samedi 7 novembre 2009

Ferdinand - Ma façon d'écrire, c'est d'écrire.

Leur façon d'agir, c'est d'commenter, c'est nécessaire. Ma façon d'agir, c'est d'agir. C'est indispensable. (nicolas sarkozy)

Il n’est pas utile de s’attarder sur le phrasé plat et lourdaud. A une époque où slogans publicitaires et techniques littéraires sont confondus, cette phrase ne fait pas tache.

Son contenu.

Quel crime odieux avons nous commis pour être dirigés par un abruti de la sorte ?

L’action, comme seul argument politique, le mouvement comme unique leitmotiv.

Je bouge donc je suis. Je gesticule donc je pense.

Ce n’est pas nouveau. C’est le cœur de son discours depuis des années, tout comme le changement est au cœur de la quasi totalité des discours politiques. Changer quoi, pour qui et comment ?

Les gueules de bois post élections sont souvent le fait non pas d’une mauvaise politique ou d’une mauvaise gestion, mais je crois plutôt une prise de conscience que le changement tant attendu est en chacun. On pense pendant quelques instants qu’un type dans le nom était inscrit sur un bulletin va changer notre quotidien ou améliorer les « choses ». Mais si l’on se posait la question « quelles étaient mes attentes en votant pour tel ou tel », la réponse serait probablement dans l’absence de réponse.

Ce ne sont pas les politiciens que je ne comprends pas. Ce sont les gens qui continuent à voter.

Ma façon d’agir, c’est d’agir.

Il doit encore y avoir des gens qui pensent pouvoir influencer le cours du monde et la couleur des feuilles en automne.

Il y a quelques années, au théâtre de la gaîté Montparnasse, j’avais eu la chance de voir Lucchini sur scène. Il récitait des textes, avec son immense talent. Entre quelques lectures, il digressait un peu, évoquant l’actualité ou le passé. Il a cité cette phrase admirable qui s’applique trop bien à notre président à la démarche vulgaire. C’est de Paul Valéry (le père à François, probablement).

« Que de choses il faut ignorer pour agir ».

Je vous souhaite beaucoup de spiritualité et de longs moments d’inaction.

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